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Histoire de Guillaume

Voici l’histoire de mon petit-fils qui, je sais très bien aujourd’hui, est aussi l’histoire de milliers d’enfants aux prises avec une acidose des tissus internes pouvant se manifester de multiples façons. D’après mes observations et celles de plusieurs chercheurs scientifiques en santé traditionnelle et alternative, chaque personne est unique et, lors d’une intoxication, chaque organisme réagit et manifeste des symptômes ou des maladies dans les parties les plus faibles du corps. Docteur Serge Rivest, professeur titulaire à la chaire de recherche du Canada en neuroimmunologie et chercheur sur les mécanismes de défense immunitaire du cerveau au CHUQ (centre hospitalier universitaire du Québec), dit que chaque enfant et adulte a un patron de la réponse immunitaire très différent d’un autre, dépendant des infections que cette personne a subies, de ce qu’on lui a administré comme médication et à quel moment de sa vie. L’immunité-née reste différente d’un enfant à un autre et il en est de même pour les adultes.

Mon petit-fils Guillaume fut aux prises avec un problème d’arthrite juvénile : l’aboutissement d’une escalade de problèmes qui auraient sûrement pu être évités dans un monde idéal. Son histoire débute à la fin de février 2008, à l’âge de un an, avec la prise d’une médication à laquelle il est allergique : la pénicilline. Une réaction majeure se manifeste à la grandeur de son corps. Sa peau est devenue rouge vif avec des boursouflures importantes ressemblant à des brûlures et qui se sont échelonnées sur quatorze longues journées.

Mon inquiétude, comme naturopathe, est concentrée sur une seule question : qu’est-ce qui s’est aussi passé à l’intérieur de son petit corps?

La réponse nous arrive après la première semaine. Les effets dévastateurs de cette mauvaise médication commencent à se manifester. A chaque défécation, il exprime des douleurs intenses et violentes, il est en sueurs, il tremble de tout sont corps, il hurle. Ce scénario se répète 4 à 5 fois par jour, sur une période d’environ 4 mois : pas de solutions, ni d’idées de la source du problème du côté médical.

Nous travaillons, ses parents et moi, à rebâtir les muqueuses internes qui semblent avoir été gravement touchées et à renforcer son système immunitaire qui ne tient plus le cap. Les problèmes d’asthme et les hospitalisations se multiplient. Guillaume est médicamenté sur une base permanente et son corps ne se défend plus contre les infections, même banales. En juin, il cherche un moyen de se protéger contre ses souffrances quotidiennes; il apprend donc à retenir ses selles, la constipation chronique s’installe et il saigne. Il est encore amené à l’Urgence de l’hôpital. Les médecins ne voient pas vraiment de problème et nous disent d’attendre. Leur solution : des laxatifs et autres produits du même genre. Nous soupçonnons des fissures anales internes car il saigne régulièrement.

Le problème de constipation s’échelonne sur une année complète. Au fil des mois, ses parents transforment son type d’alimentation. Les aliments végétaux facilitant l’élimination sont de plus en plus présents dans son quotidien. En avril de l’année suivante, ça va mieux et il est sur le chemin de la guérison. Il reste à stimuler le péristaltisme de son intestin qui semble être ralenti; il a encore besoin d’aide extérieure pour évacuer ses selles. Guillaume est suivi en ostéopathie pour régler ce problème. En un mois, nous avons atteint l’objectif et il semble guéri.

Un mois de répit pour mon petit-fils et de réjouissance pour ses parents : Guillaume est parfaitement bien à tout point de vue.

Juillet de la deuxième année : premier signe de l’arthrite juvénile. Pour moi, c’est le résultat d’une acidification majeure qu’on appelle aussi en naturopathie, acidose des tissus. C’est une suite logique due à une constipation chronique, un système immunitaire ralenti, un système rénal surchargé de déchets acides, un organisme complètement épuisé et acidifié, encore plus avec des médications quotidiennes et une alimentation constituée de trop de protéines carnées.

Fin juillet, Guillaume et ses parents prennent le chemin d’un nouvel hôpital pour entrer dans le département de rhumatologie. Le monde des anti-inflammatoires devient la seule solution à son nouveau problème : l’arthrite juvénile. Après la prise de plusieurs anti-inflammatoires différents, en octobre, Guillaume a un bronchospasme violent qui nécessite une autre hospitalisation. D’après les spécialistes d’un certain hôpital, les anti-inflammatoires semblent générer chez lui des problèmes respiratoires. Les points de vue divergent pour les spécialistes de l’autre hôpital.

C’est l’arrêt des anti-inflammatoires chimiques et la nouvelle solution proposée est une médication de la famille de la chimiothérapie. On apprend alors que 250 enfants de ce département de rhumatologie reçoivent ce traitement pour l’arthrite juvénile.

Ma fille et mon gendre optent pour la solution que je leur propose : le respect d’une alimentation végétalienne à temps plein, le plus biologique possible, protéinée au minimum, mais juste assez, avec des montagnes de légumes, des fruits en quantité industrielle et toujours en respect des combinaisons alimentaires. Nous nous assurons que son ratio d’acides gras essentiels est présent chaque jour dans son alimentation, de même qu’un supplément adéquat de vitamines, de minéraux, accompagnés d’un produit naturel anti-inflammatoire. Son alimentation est aussi exempte d’édulcorants, de mauvais sucres, d’agents de conservation chimique et de sulfites. Il s’hydrate quotidiennement d’eau de source de qualité.

Son environnement est redevenu comme avant : du calme, du repos, beaucoup d’amour et de jeux avec sa petite sœur Sarah.

Début novembre, le genou de Guillaume et un des deux doigts touchés désenflent et retrouvent leur mobilité. L’asthme est absent, enfin, et il ne prend plus qu’un seul médicament pour ses poumons : du Singulaire. Celui-ci semble bien lui convenir, malgré qu’il génère de l’acidité. Début décembre, il fait de la fièvre et il la combat normalement, sans hospitalisation : quel bonheur!

21 décembre, Guillaume a rendez-vous chez la rhumatologue qui constate que l’arthrite est très améliorée au genou et que l’arthrite est maintenant passive dans l’annulaire : il est sur le chemin de la guérison. Depuis plusieurs semaines, sa respiration n’est plus sifflante quand il respire.

Fin janvier 2010, l’index se mobilise enfin. 9 Février 2010 c’est sa fête : il a 3 ans et tout va bon train. Son alimentation est encore majoritairement végétalienne. Au cours de l’année, il a combattu normalement, avec son système immunitaire, les infections rencontrées et ils ont passé de belles vacances à s’amuser. Il va à la garderie à mi-temps avec sa petite sœur Sarah. Les intervenants de la garderie de Guillaume respectent aussi son alimentation.

Janvier 2011 : Guillaume n’a pas eu de récidive d’arthrite, il a conservé un index et un annulaire qui présentent des jointures plus grosses. Ses parents lui appliquent encore un cataplasme d’huile essentielle au coucher, en espérant la résorption de cette déformation. Ils ont conservé, au quotidien, une alimentation beaucoup plus végétalienne et équilibrée. Il me fera plaisir de tenir ce dossier à jour.

Mars 2011 : Confirmation de la Rhumatologue : Guillaume ne souffre plus d’arthrite juvénile. Toutefois, après mesure de son ossature, il présente une jambe plus longue de 1cm. Avant d’entreprendre d’autres démarches pour ce nouveau problème, les parents de Guillaume consultent dans les jours qui suivent Sébastien Plante Ostéopathe et Physiothérapeute pour vérification de cette croissance. Après un traitement d’ostéopathie au niveau du bassin de Guillaume, il ne reste que 2 à 3 mm de différence entre ces deux jambes. Cette différence représente une normalité chez beaucoup d’enfants et d’adultes. Je peux maintenant vous confirmez, le 18 mars 2011, que mon petit-fils Guillaume est guérit. Il m’a raconté avoir de nouveaux souliers magiques et qu’il court plus vite que sa petite sœur Sarah. Quel grand bonheur!